Conférences vidéo

par Jacques Lecacheux , Professeur à l’UPPA, Directeur du Département des études de l'OFCE (Observatoire Français des Conjonctures Economiques-IEP Paris), membre de la commission consacrée à ce thème et présidée par Joseph STIGLITZ (prix Nobel d’Economie).

En février 2008, le Président de la République, insatisfait de l’état actuel des informations statistiques sur l’économie et la société, a demandé à MM. Joseph Stiglitz (prix Nobel d’économie en 2001) et Amartya Sen (prix Nobel d’économie en 1998) de mettre en place une commission qui a pris le nom de Commission pour la Mesure des Performances Economiques et du Progrès Social, commission généralement dénommée par les médias : Commission Stiglitz, (puisque ce dernier en fut nommé Président). Cette commission a reçu pour mission de déterminer les limites du PIB en tant qu’indicateur des performances économiques et du progrès social, de réexaminer les problèmes relatifs à sa mesure, d’identifier les informations complémentaires qui pourraient être nécessaires pour aboutir à des indicateurs du progrès social plus pertinents, d’évaluer la faisabilité de nouveaux instruments de mesure et de débattre de la présentation appropriée des informations statistiques.

Cette commission, pluraliste, composée de 30 économistes prestigieux représentant les principales écoles de pensée économique, a travaillé pendant plus de 18 mois entre New-York et Paris. Elle a remis son rapport en septembre 2009.

Jacques Le Cacheux (un des rapporteurs de la commission) nous présentera les grandes conclusions du rapport final et nous fera certainement quelques confidences sur la manière dont la commission a travaillé.

 

Plus aucun secteur n'échappe au phénomène low cost. Synonyme d'achat malin, le low cost serait la pierre philosophale de l'économie moderne. Une formule magique capable de concevoir la même voiture, la même robe, le même billet d'avion, la même boîte de céréales ou la même opération chirurgicale pour deux fois, trois fois, voire dix fois moins cher. Les consommateurs suivent, les industriels jubilent. En réalité, le low cost se traduit le plus souvent par une logique folle de réduction des coûts au détriment de la qualité des produits, des conditions de travail des salariés, des emplois, de la santé et de la sécurité des consommateurs. No low cost est un pavé dans la mare, un essai à contre-courant construit à partir de témoignages inédits. Au terme d'un an d'enquête, les auteurs dévoilent les rouages du phénomène low cost pour mieux en dénoncer l'imposture.

 

Cette conférence clôture le colloque sur « des bastides en éco-quartiers », journée d’Etude au Parlement de Navarre de 9h à 12h30 et de 14h à 17h30 le 9 novembre 2007.

...Il est en effet remarquable que plus de cinquante ans plus tard, aucun des gouvernements successifs ne l'ait remise en cause. Cela est sans doute dû au fait que quelque chose de la cohésion nationale se joue sur ce terrain et que les français ont pris goût à l'offre culturelle qui leur était faite.
Les Français c'est là que le bât blesse, car très vite on se rendra compte que ces derniers ne bénéficient que diversement des bienfaits de cette offre. La question de la démocratisation va peu à peu se poser comme un horizon quasi impossible à atteindre. Pour y arriver cependant, l'État ne cessera d'élargir son domaine et d'encourager les pratiques culturelles aboutissant ainsi à un empilage de priorités que les ministres successifs auront mis en oeuvre d'une part, et de l'autre, à la création d'une masse d'intermittents du spectacle supérieure aux besoins.
Tout cela aboutit à une crise de la culture dont celle des intermittents de 2003 a été le premier signal.
Comment se fait-il donc qu'une si grande espérance sociale bute avec constance sur les limites du réel et qu'est-ce qui se passe dans la mutation actuelle des comportements culturels, eux-mêmes largement conditionnés par la mutation technologique en cours. (Marc Belit)

Cet ouvrage a obtenu en 2008, le prix E.Thorel de l'Académie des Sciences Morales et Politiques

 


 

 
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